‘Le brunch du poulet fumé de Nancy’, c’est l’évènement culinaire qui a rassemblé ce weekend près de 200 personnes dans la capitale ivoirienne autour d’un plat signature ‘le poulet fumé ’. Derrière ce concept, une jeune entrepreneure culinaire Nancy N’katta. Il y’a quelques mois, ses services culinaires se limitaient à ses proches. Désormais, elle veut conquérir un public plus grand. Une ambition qu’elle affirme avec son tout premier évènement le brunch du poulet fumé de Nancy. Un pari risqué mais réussi pourrait-on le dire. Entre passion et innovation culinaire, immersion au cœur de ce premier brunch de notre Working Woman de la semaine.

Dès l’arrivée sur le site, le ton est donné : le cadre est dominé par la couleur blanche des chaises et des bâches. En dessous près de 200 personnes pour la plupart vêtues de blanc, comme l’a voulu Nancy elle-même en blanc, dégustent les mets proposés. En plus du poulet fumé cuit au feu de bois, le plat à l’honneur, il y’a également du poisson braisé, du porc, de la soupe de poulet accompagnés d’attiéké et de pommes de terre sautées et de cocktails pour couronner le tout. Aux platines, DJ BDK assure avec différents styles musicaux, afro-beats, coupé décalé, rap ivoire et zouglou.
L’ambiance est à la fois conviviale et festive. Au centre de cette organisation, Nancy vêtue d’une tenue de cheffe, circule avec assurance entre les tables tantôt un plateau à la main pour le buffet, tantôt à l’écoute de ses invités, elle est partout, veille à ce que cette première expérience soit inoubliable pour ses convives. Pari, réussi, ils apprécient.
« L’ambiance, la nourriture, tout était parfait même s’il y a eu un petit décalage sur l’horaire, c’était une belle réussite » confie Vera Brousset, commerciale.
Sur le concept du poulet fumé de Nancy, elle ajoute, « C’est une superbe idée, c’est une femme débrouillarde et elle mérite d’être soutenue. » Ce genre d’initiative mérite d’être encouragé. » confie Vera Brousset responsable marketing.
La cuisine, une passion née à la maison.
Nancy n’a pas appris la cuisine dans une école, mais dans la vie. « J’ai toujours aimé faire à manger pour mes amis, mes frères. Quand on se retrouvait, c’est moi qui cuisinais. »
Sans emploi stable, en attendant une affectation après un concours réussi, elle décide de se lancer :
« Je me suis dit : pourquoi ne pas vendre du poulet fumé ? J’ai commencé avec des amis, et ça a pris. Aujourd’hui, je suis traiteur, on me contacte pour toutes sortes de cérémonies. »
Ce brunch est donc le prolongement d’un élan personnel devenu professionnel. Et si le succès du jour l’étonne encore, il ne fait que confirmer ce que les proches ont toujours perçu
« Je ne m’attendais pas du tout à ce monde-là pour une première édition. Je suis heureuse. »lâche-t-elle souriante
Soutien, émotion et fierté.
Parmi les soutiens de la première heure, Kevine Obin, Youtubeur, animateur télé et ami de lycée de Nancy. Son témoignage, sincère et ému, résume à lui seul l’impact du moment :
« Franchement, je suis agréablement choqué. À l’époque, j’aurais tout parié sauf sur une Nancy cuisinière ! Mais elle cuisine très bien. Je prie que Dieu propulse sa carrière au-delà de ses attentes. »

Dans le public, d’autres proches sont là, à ses côtés, aidant, servant, soutenant. Ce brunch est aussi un acte collectif de solidarité autour d’une femme qui ose. Un message pour les femmes qui veulent se lancer dans l’entreprenariat. Entre deux services, Nancy lance à celles qui, comme elle, rêvent d’entreprendre :
« Qu’elles soient fortes, qu’elles ne se découragent pas. Il faut essayer. »
Et ses projets ne s’arrêtent pas là :
« J’aimerais devenir une grande cheffe, travailler dans le monde entier. Pourquoi pas.
Une première étape franchie.
Ce brunch n’est pas qu’un événement culinaire. C’est le point de départ d’un projet porté par une passion sincère, par une volonté de s’en sortir autrement, sans attendre, en créant ses propres opportunités.
Avec son poulet fumé comme signature, Nancy ouvre une voie où se mêlent saveurs, courage et ambitions.
Ami Korobara
Belle écriture ❤️