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AFRIK FASHION WEEK EDITION 17 : MARIAGE ENTRE MODE ET FOOTBALL, ET LE DÉFI DU FINANCEMENT.

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AFRIK FASHION WEEK EDITION 17 : MARIAGE ENTRE MODE ET FOOTBALL, ET LE DÉFI DU FINANCEMENT.

À quelques jours de la 17e édition de l’Afrique Fashion Week, l’événement qui célèbre la mode ivoirienne et africaine, nous avons rencontré la promotrice Isabelle Anoh .Au cours du cocktail de lancement de cette édition qui s’est déroulé le mercredi 06 novembre 2024 à la salle VIP du stade Félix Houphouët Boigny, elle nous a donné une interview dans laquelle elle promet un évènement unique, avec pour thèmes principaux le lien entre la mode et le football, ainsi que les enjeux financiers de l’industrie de la mode en Côte d’Ivoire.

Quelles sont les innovations majeures auxquelles le public peut s’attendre pour cette 17e édition de l’Afrique Fashion Week ?

Pour cette édition, nous avons voulu accentuer trois axes essentiels : le renforcement des capacités, la diffusion de l’information et la mise en lumière de la créativité de nos stylistes. Le programme se déroulera sur trois jours avec, dès le 14 novembre, un panel sur le financement de la mode en Côte d’Ivoire. Le deuxième jour sera consacré à une formation, marquée par la sortie des “grains de mode” de l’école Michèle Yakice. Enfin, le troisième jour se tiendra la soirée des créateurs de mode, un grand défilé pour clôturer l’événement.

Le thème principal de cette édition est “Foot, mode et élégance”. Que voulez -vous mettre en relief par cette combinaison ?

Le thème “Foot, mode et élégance” a été inspiré par l’engouement autour de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Nous avons voulu donner aux créateurs de mode l’opportunité de s’exprimer en lien avec cet événement majeur. D’ailleurs, nous avons invité des stylistes des pays contre lesquels la Côte d’Ivoire a récemment joué. Nous espérons également voir des créations en lien avec le football, car les footballeurs sont aujourd’hui de véritables icônes de mode, des mannequins du sport, si je puis dire.

Peut-on s’attendre à des collaborations spéciales avec le monde du football ?

Nous aimerions bien, mais malheureusement, les footballeurs seront en rassemblement et devront suivre des restrictions en raison de leurs matches le 15, le 16 et le 19 novembre. Toutefois, nous restons optimistes et espérons, même sans leur présence, mettre en valeur l’univers du football.

Quels créateurs étrangers participeront cette année, et comment ont-ils été sélectionnés ?

Pour cette édition, nous accueillerons environ six créateurs venus de l’étranger : Emma Styl du Sénégal, Jacques Logo du Togo, Kumi du Mali, Jeanne du Cameroun, et Cathy O du Ghana. Nous avons d’abord choisi des pays ayant affronté la Côte d’Ivoire lors de la CAN, mais nous avons également fait appel à Jacques Logo, un créateur togolais très actif en Europe qui promeut les stylistes ivoiriens. C’est une manière pour nous de le remercier pour sa contribution.

Quels défis majeurs espérez-vous relever dans l’industrie de la mode en Côte d’Ivoire ?

L’un des défis cruciaux reste le financement de notre secteur. Les banques et institutions financières ne soutiennent que très peu l’industrie de la mode. Heureusement, grâce à un programme mis en place par le ministère de la Culture et le projet Birimian, il existe maintenant des options de financement pour les créateurs. Mais nous devons encore aller plus loin, notamment vers une industrialisation de la mode ivoirienne. C’est un combat essentiel pour assurer la croissance durable de ce secteur.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le projet Birimian ?

Le projet Birimian apporte un soutien financier aux créateurs afin qu’ils puissent produire leurs collections sans être freinés par des problèmes financiers. Cependant, 1 s’agit de prêts, donc il y a des remboursements avec des taux assez élevés. C’est un début, mais il reste beaucoup à faire pour alléger la charge des créateurs.

En cette dix-septième édition, quel regard portez-vous sur le parcours de l’Afrique Fashion Week ?

Quand je regarde en arrière, je réalise le chemin parcouru. Nous avons travaillé dur pour positionner la Côte d’Ivoire comme capitale de la mode africaine, mais il reste encore beaucoup à faire. Nous devons rivaliser avec d’autres pays comme le Nigeria, qui organisent des événements de grande qualité. Pour être compétitifs, nous devons constamment améliorer la qualité de nos événements et attirer plus de soutien pour le secteur de la mode.

Comment imaginez-vous la célébration de la 20e édition de l’Afrique Fashion Week ?

Je rêve d’une 20e édition exceptionnelle, (rires de joies) une véritable fête de la mode avec les plus grands noms de la mode africaine, européenne et américaine. Ce sera un événement marquant, une célébration inoubliable pour tous les passionnés de mode.

Quel message transmettez-vous aux passionnés et aux acteurs de la mode à quelques jours de l’événement ?

Isabelle Anoh lors du lancement de AfrikFashion Show 17

J’invite tous les passionnés, créateurs et acteurs de la mode à se joindre à nous. Le show est important, mais c’est aussi essentiel d’être présent au panel, car c’est là que se décide l’avenir de la mode en Côte d’Ivoire. Merci à tous pour votre soutien et votre passion.

 

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